Une intersyndicale de l’Éducation nationale a incité à rejoindre la mobilisation lycéenne ce mardi 6 octobre. Le personnel est appelé à faire grève. Les renseignements redoutent, eux, un “mardi noir” avec des casseurs.
- Journée de grève ce mardi 6 octobre 2026. Les lycéens continuent de se mobiliser, mais ils sont rejoints par l’intersyndicale de l’Éducation nationale qui appelle à se mobiliser pour dénoncer le manque d’enseignants, les classes surchargées, les conditions d’études dégradées ou encore pour exprimer leur inquiétude face à leur avenir. Cette journée de grève se tient une semaine après la mobilisation de la fonction publique, le 29 septembre.
- La grève du 6 octobre survient dans un contexte pour le moins tendu. Depuis la mi-septembre, la mobilisation des lycéens a déjà fait plus de 1 000 blessés et 5 000 interpellés. Les autorités redoutent un “mardi noir”. Selon les informations du Figaro, les services de renseignement se préparent à une “convergence” des luttes, qui réunirait lycéens, parents de lycéens, enseignants, ainsi que toute corporation qui se sentirait délaissée. Ce qui laisse la porte ouverte à beaucoup de monde.
- Les Black blocs de retour ? Rien qu’à Paris, entre 20 000 et 40 000 personnes sont attendues dans la rue. On pourrait ainsi rapidement se retrouver au-dessus de la mobilisation d’un défilé du 1er mai. “Des groupes violents vont sûrement vouloir en découdre avec les forces de l’ordre et essayer de tout casser sur leur passage”, lâche un haut cadre de la police pour qui “des black blocs pourraient même se former s’il y a vraiment de gros volumes de manifestants dans des bastions de l’ultragauche, comme Toulouse, Lyon, Rennes ou encore Nantes”. Lundi soir, Matignon a appelé à une grève du 6 octobre “pacifiste”.
- À la colère des lycéens et des professeurs, d’autres professions pourraient donc se joindre au mouvement. Si du côté de la SNCF aucun appel à la grève n’a été lancé, la Confédération paysanne appelle, elle, à se joindre au mouvement. “Les revendications de la jeunesse qui se mobilise sont justes et légitimes”, argue-t-elle.
Dernières mises à jour
05/10/26 – 23:58 – Jean-Luc Mélenchon dénonce une doctrine du maintien de l’ordre “de plus en plus brutale”
FIN DU DIRECT – À la veille d’une nouvelle journée de grève, Jean-Luc Mélenchon s’est affiché lundi soir vent debout contre la doctrine de maintien de l’ordre employée par les forces de l’ordre. Alors que 5 000 interpellations ont déjà eu lieu, l’insoumis a dénoncé le nombre d’interpellations “plus élevé que pendant mai 1968 et au plus haut niveau depuis octobre 1961 pendant la guerre d’Algérie”, regrettant une doctrine de maintien de l’ordre “de plus en plus brutale”.
Si le gouvernement continue dans cette voie, cela va s’aggraver. Pour la première fois depuis 40 ans, tous les syndicats de salariés, tous les syndicats de l’enseignement et même un syndicat paysan se sont mis à soutenir les revendications de la jeunesse. Il faut que ce mouvement obtienne quelque chose pour que cette génération voie que cela vaut la peine de s’engager.
— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) October 5, 2026
05/10/26 – 23:38 – Quelle mobilisation à Paris pour la grève du 6 octobre ?
La grève du 6 octobre sera-t-elle suivie ? À Paris, les forces de l’ordre attendent entre 20 000 et 40 000 manifestants à 14 heures place de la République. Auprès du Figaro, une source confie que “si l’on conserve l’estimation haute, c’est davantage qu’un défilé du 1er mai, qui se situe à environ 30 000 personnes dans la capitale”. Les autorités s’attendent donc plutôt à une grosse mobilisation dans la capitale mardi.
05/10/26 – 22:56 – Matignon appelle à une grève du 6 octobre “pacifique”
Toujours dans son débrief de la réunion qui s’est tenue lundi après-midi en présence de plusieurs ministres, Matignon appelle à ce que la grève de ce 6 octobre engendre une mobilisation “pacifique”, alors que le dernier bilan humain évoqué fait état de plus de 1 000 personnes blessées depuis le début de la mobilisation des lycéens.
05/10/26 – 22:34 – “L’organisation des manifestations [du 6 octobre] permettra de renouer avec une contestation encadrée”
À la veille d’une nouvelle journée de grève, Matignon confie, à l’issue d’une réunion en présence des ministres de l’Éducation nationale, de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur qui se tenait lundi après-midi, que “l’organisation des manifestations de demain permettra de renouer avec une contestation encadrée, légale et démocratique”. Il est également annoncé que “des initiatives vont être prises pour associer les lycéens à un travail sur la vie scolaire, notamment dans le cadre des cinq chantiers lancés [dimanche] par le Premier ministre”, relaie Le Parisien.
05/10/26 – 21:57 – Les lycéens rejoints par les professeurs pour la grève du mardi 6 octobre
L’intersyndicale de l’Éducation nationale a appelé à se mobiliser ce mardi 6 octobre et à se joindre au mouvement des lycéens. La FSU, la CGT, FO, la CFDT, l’Unsa, Sud et Solidaires appellent ainsi “les collègues à se saisir des possibilités de mobilisations le 6 octobre, y compris par la grève”. Si du côté du Snes-FSU on demande des “engagements politiques et budgétaires dès la semaine prochaine avant que la consultation commence pour donner des signaux de sortie de crise”, à la CGT et chez Solidaires on dénonce également depuis quelques jours la “répression” dont sont victimes les lycéens.
05/10/26 – 21:29 – L’appel de la Confédération paysanne à se joindre à la grève du 6 octobre
Depuis dimanche, la Confédération paysanne, troisième syndicat agricole en France, appelle les agriculteurs à “rejoindre les blocages des lycéens en tracteur ce mardi 6 octobre ! Les revendications de la jeunesse qui se mobilise sont justes et légitimes”. Objectif : faire “converger” les “colères”.
05/10/26 – 20:58 – La grève du 6 octobre concerne-t-elle la SNCF ?
Non. La SNCF n’a pas annoncé de perturbations du trafic en vue de la journée de grève de ce mardi 6 octobre. Toutefois, il n’est pas exclu que localement, des manifestations puissent affecter le trafic ferroviaire par endroits. Mais cela ne sera pas du fait des cheminots.
05/10/26 – 20:32 – Lors de la grève du 6 octobre, le retour des Black blocs ?
D’après les informations du Figaro, les services de renseignement anticiperaient en coulisses une inquiétante “convergence” qui pourrait réunir les lycéens, ainsi que leurs parents et leurs enseignants, mais aussi toutes “corporations qui se sentent délaissées”. Et qui dit mobilisation dit aussi souvent désormais casseurs en embuscade. “Des Black blocs pourraient même se former s’il y a vraiment de gros volumes de manifestants dans des bastions de l’ultragauche, comme, Toulouse, Lyon, Rennes ou encore Nantes”, avance un haut cadre de la police.
05/10/26 – 19:54 – Les forces de l’ordre s’attendent à “un mardi noir”
Auprès du Figaro, un fonctionnaire de haut rang concède lundi soir : “La fièvre ne retombe pas et, à ce stade, personne n’arrive à anticiper une décrue du mouvement.” Avec la nouvelle journée de grève du 6 octobre, les forces de l’ordre s’attendent concrètement à un “mardi noir”. Une “mobilisation de très grosse ampleur, émaillée d’incidents”, indique le même fonctionnaire.
05/10/26 – 19:33 – Une reprise des cours mercredi après la mobilisation ?
Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, s’est exprimé sur l’appel à la mobilisation du 6 octobre : “C’est un acte de démocratie sociale. C’est une liberté qui se respecte et se protège.” Il souhaite toutefois que les cours reprennent à partir de mercredi, même s’il admet qu’on ne peut pas imaginer que cette reprise se fasse “comme si de rien n’était”. Il estime qu’il faudra “un temps construit, banalisé avec les équipes et les élèves” pour “faire en sorte que nous puissions travailler collectivement”.
05/10/26 – 18:51 – Où manifester le 6 octobre ?
La France insoumise a apporté son soutien au mouvement prévu le 6 octobre. Elle avance participer aux différents cortèges et a listé les manifestations.
- Grenoble, Arrêt Bibliothèque universitaire, 10h
- Lyon, Place Bellecour, 10h
- Toulon, Rond-point Bonaparte, 7h30
- Draguignan, Jean Moulin, 8h
- Montpellier, Peyrou, 13h
- Nice, Place Garibaldi, 14h
- Paris, Place de la République, 14h
- Lille, Place Déliot, 12h
- Strasbourg, Place Kléber, 14h
- Toulouse, Place Saint-Sernin, 11h
- Bordeaux, Porte de Bourgogne, 11h
- Chambéry, Préfecture, 13h
- Pau, Préfecture, 17h30
- Marseille, Réformés, 10h30
- Rennes, République, 11h
- Le Mans, République, 14h
- Saint-Raphaël, rond-point Kennedy, 10h30
- Amiens, Maison de la culture, 11h
- Dijon, Rectorat, 14h
- Nancy, Place de la Gare, 14h
- Valenciennes, Esplanade du phénix, 10h
- Mulhouse, Square de la Bourse, 14h
- Tours, Place de la Liberté, 14h
- Clermont-Ferrand, Square de la jeune résistance, 10h
- Besançon, Parc des Glacis, 10h
- Dunkerque, Place de la Gare, 14h
- Orléans, Place de Gaulle, 11h
- Perpignan, Université, 9h30
- Poitiers, Porte de Paris, 14h30
- Reims, Maison des Syndicats, 10h
- Rouen, Place Joffre, 14h
- Saint-Étienne, Place Jean Jaurès, 10h30
- Lorient, Place de l’Hôtel de Ville, 12h
- Vannes, Port, 12h
Il est difficile de savoir à quel point la mobilisation va être suivie et donc le nombre de manifestants attendu.
05/10/26 – 18:29 – Où et à quelle heure partira la manifestation à Paris pour la grève du 6 octobre ?
L’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante ont appelé à se retrouver ce mardi 6 octobre à 14 heures, place de la République. Le parcours n’a pas été précisément indiqué. On sait toutefois que les métros de place de la République et de Nation seront fermés, ce qui donne une petite idée du parcours.
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Après la grève de la fonction publique le 29 septembre, un nouvel appel à la grève a été lancé pour ce mardi 6 octobre. Plusieurs syndicats appellent à rejoindre le mouvement lycéen en cours. Ces derniers se mobilisent en raison d’un manque d’enseignants, de classes surchargées, de conditions d’études dégradées ou encore pour exprimer leur inquiétude face à leur avenir. L’Union étudiante et l’Union syndicale lycéenne ont ainsi soutenu un appel à une grande mobilisation ce mardi. “La discussion a enfin été lancée, mais il n’y a pas eu d’annonces concrètes de la part du ministre. Donc nous appelons à continuer la mobilisation et à rejoindre l’acte III du mouvement ce mardi”, a ainsi déclaré Ryad Rani, président de l’Union syndicale lycéenne. Ce nom de mobilisation “acte III” est une référence aux gilets jaunes dont les journées d’action hebdomadaire étaient des “actes”.
Une intersyndicale de l’Education nationale (FSU, CGT, FO, CFDT, Unsa, Sud et Solidaires) a incité à se joindre au mouvement. “Nos organisations soutiennent la mobilisation en cours et appellent tous les personnels et étudiant·es à rejoindre massivement les actions organisées notamment le 6 octobre prochain y compris par la grève. Des préavis de grève ont été déposés, qui couvrent toutes les catégories de personnels”, peut-on lire.
La CGT dénonce aussi la “répression” dont sont victimes les lycéens. Elle viendra donc en soutien aux jeunes, notamment pour les “protéger” face à la réponse policière, a affirmé ce lundi 5 octobre sur TF1 Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT. La mobilisation du 6 octobre est aussi soutenue par la France insoumise, le parti communiste et le parti socialiste. La Confédération paysanne, syndicat agricole, a appelé à rejoindre les lycéens “en tracteur” pour “faire converger” les “colères”.
Des enseignants absents ce 6 octobre ?
Si ce lundi entre 400 et 500 lycées connaissent une suspension totale ou partielle des cours, ils pourraient être encore plus nombreux ce mardi. Des enseignants pourraient également faire grève tout comme du personnel périscolaire. Il est donc nécessaire de se renseigner auprès des établissements. Concernant l’ampleur du mouvement, il est dur de se projeter : “On sent que des collègues veulent protéger les élèves mais on a encore du mal à quantifier” la mobilisation, a expliqué Sophie Vénétitay, secrétaire générale du SNES-FSU à Ouest-France. De son côté, le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a admis craindre “un embrasement au niveau national”, avançant penser que la manifestation du 6 octobre “sera suivie”.
Plusieurs manifestations seront aussi organisées à travers le pays. A Paris, le rendez-vous est donné à 14 heures place de la République. Grenoble, Strasbourg, Lyon, Lille ou encore Marseille seront aussi des lieux de rassemblements.